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[ GIMP ] Sauvegarder les métadonnées d'une photo

20 janvier 2014 • Catégories : gimp

Wilber , la mascotte de GIMP

Lorsque l’on édite une image dans GIMP, il n’est pas rare d’y perdre des métadonnées. La solution présentée ici consiste à sauvegarder l’intégralité des métadonnées de l’image d’origine dans un fichier tiers avant édition, puis de les réinsérer dans la version créée par GIMP. Pour cela on utilisera l’utilitaire en ligne de commande Exiv2.

Quelques métadonnées du linge…

Quelques métadonnées standard du linge… ;)
Elles ne sont pas fondamentales, mais il vaut mieux éviter de les perdre.

Versions utilisées dans cet article
 * GIMP : 2.8.10
 * Exiv2 : 0.23

I. Les métadonnées et GIMP

Les métadonnées sont des informations annexes à la photo, incluses dans le fichier, et qui peuvent nous en apprendre beaucoup. La liste des métadonnées possibles est très longue, voire infinie. Quand on creuse un peu plus la question des métadonnées, on se rend compte que ça devient vite un sacré bazar. Pour faire simple, on retiendra :

  • que les Exif renseignent les conditions de prise de vue. On peut encore distinguer :
    • les Exif standard (date, heure, coordonnées GPS, ouverture, temps de pose, etc…)
    • les Exif fabricant (le matériel utilisé, les numéros de série, le « mode image », etc…)
  • que les IPTC renseignent la gestion des droits et la description de l’image.
  • qu’il existe aussi des métadonnées propres à certains logiciels : Photoshop, MS Windows etc…

GIMP ne connaît comme métadonnées que les Exif standards. Les données IPTC et les Exif fabricant seront perdues. L’option « Enregistrer les données XMP » (voir l’illustration ci-dessous), dans la fenêtre d’export en JPEG, ne fait que dupliquer les Exif standard au format XMP.

Fenêtre d'export au format JPEG dans GIMP

(Cliquez sur l'image pour agrandir)

En quoi est-il gênant de perdre des métadonnées ?

On perd certains automatismes, notamment lors de l’intégration de l’image dans une base de données. En effet, lorsque l’on charge une photo dans une banque d’images (ma galerie par exemple ou 500px) il n’y a quasiment aucune information à saisir à la main : le titre, les coordonnées GPS, la légende, etc… sont automatiquement extraites de l’image elle-même. Un sacré gain de temps.

En outre, une image publiée sans information sur le web, aussi réussie soit-elle, peut être considérée comme perdue.

II. Installer Exiv2

Exiv2 est un logiciel libre et multiplateforme. Il ne s’utilise qu’en ligne de commande.

II.1 Installation sous Linux

Exiv2 est présent dans les dépôts officiels de toutes les principales distributions Linux. L’installation en est donc très simple.

Pour les distributions dérivées de Debian, ou ayant apt pour gestionnaire de paquets, il suffit de saisir la commande suivante :

sudo apt-get install exiv2

Pour les distributions dérivées de Red Hat, ou ayant yum comme gestionnaire de paquets, il suffit de saisir la commande suivante :

sudo yum install exiv2

II.2 Installation sous Mac OS

Désolé, je n’y connais rien à ce système. Officiellement Mac est pris en charge par les sources d’Exiv2, mais il faut compiler soi-même le programme. Il doit sans doute exister une version binaire sur Internet. A vous de chercher.

II.3 Installation sous Windows

Windows n’est pas très réputé pour l’usage de sa ligne de commande. Il y a quand même moyen d’améliorer la chose. Exiv2 sous Windows tient dans deux fichiers : exiv2.exe et libexpat.dll. Je vous conseille d’ajouter le répertoire contenant ces deux fichiers au path de votre système.

Si vous n’avez rien compris à cette histoire de path, placez ces deux fichiers dans le répertoire C:\Windows et exiv2 sera désormais une commande connue par l’invite de commande DOS. Il sera alors beaucoup plus simple d’utiliser Exiv2.

III. Les commandes à retenir

III.1 Lire les métadonnées

Pour lire les métadonnées contenues dans fichier.jpg, la commande à saisir est du type :

exiv2 -pa fichier.jpg

Cette commande peut aussi s’exécuter sur les fichiers de sauvegarde, les fichiers xmp, les fichiers raw, etc… On pourra donc s’en servir afin de s’assurer que les commandes suivantes ont correctement fonctionné.

III.2 Sauvegarder les métadonnées

Les trois commandes suivantes sont équivalentes pour sauvegarder les métadonnées de fichier.jpg:

exiv2 -e fichier.jpg
exiv2 -ea fichier.jpg
exiv2 extract fichier.jpg

On obtiendra à côté dudit fichier fichier.jpg un fichier du même nom portant l’extension exv. Ce fichier est la sauvegarde des métadonnées. On peut aussi utiliser le joker * pour sauvegarder les métadonnées de toutes les images du répertoire.

Le fichier exv est un fichier binaire. On peut préférer sauvegarder les métadonnées dans un fichier texte au format xmp. Pour cela il faudra saisir l’une des commandes suivantes :

exiv2 -eX fichier.jpg
exiv2 -eaX fichier.jpg

III.3 Supprimer toutes les métadonnées

Pour purger toutes les métadonnées de fichier.jpg l’une des trois commandes suivantes est suffisante :

exiv2 -d fichier.jpg
exiv2 -da fichier.jpg
exiv2 delete fichier.jpg

III.4 Ré-insérer des métadonnées

Pour ré-insérer des métadonnées, il est nécessaire que le fichier de sauvegarde porte le même nom que le fichier image et que ces deux fichiers soient dans le même répertoire 1. La commande suivante insérera dans le fichier image.jpg les métadonnées contenues dans le fichier fichier.exv.

exiv2 -i fichier.jpg
exiv2 -ia fichier.jpg
exiv2 insert fichier.jpg

Dans le cas où les métadonnées avaient été sauvegardées dans un fichier xmp, c’est l’une des commandes suivantes qu’il convient d’utiliser :

exiv2 -iX fichier.jpg
exiv2 -iaX fichier.jpg

III.5 Editer le champ Exif.Image.Software

Parmi les métadonnées, il en est une qui contient une information sur le logiciel d’édition utilisé. Ce champ, Exif.Image.Software, est unique et chaque logiciel d’édition utilisé écrase le nom du logiciel précédent pour y mettre le sien. En toute logique on devrait y retrouver « GIMP », mais la sauvegarde l’a écrasé. Pour corriger cela, il suffit de saisir la commande suivante :

exiv2 -M "set Exif.Image.Software GIMP" fichier.jpg

Ce champ n’est toutefois pas très pertinent. Le dernier logiciel utilisé n’étant pas nécessairement le logiciel le plus sollicité dans le traitement du fichier.

IV. Pour aller plus loin

Le site officiel d’Exiv2 est assez intéressant pour qui veut creuser la question des métadonnées. Sa page man est assez complète mais elle n’est pas évidente à comprendre. Sachez enfin qu’Exiv2 est intégré à de nombreux logiciels, car en plus d’être un utilitaire, Exiv2 est aussi une bibliothèque de fonctions.


Notes :

  1. Sinon il faut utiliser l’option -l (comme «link») et lui passer comme argument le chemin vers les fichiers de sauvegarde. Il est donc plus simple, dans le cadre de ce tutoriel, de les laisser dans le même répertoire. Cette option vaut aussi pour l’extraction (§ III.2).

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