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[ ASP ] Poser une texture grâce à Texa

15 novembre 2012 • Catégories : aftershotpro

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Voici un tutoriel pour poser une texture en utilisant le greffon Texa. C’est LA façon de faire pour conserver l’intégralité de son flux de travail dans ASP, contrairement à la méthode qui fait appel à GIMP.

Versions utilisées dans cet article
 * Aftershot Pro : 1.0.1.10
 * Texa : 1.0.3

I. Pour démarrer avec Texa

I.1 Installer Texa

Il faut avant tout commencer par installer TEXA. Pour cela :

  1. Téléchargez le ici : http://aftershot.sadman.net/
  2. Lancer AfterShotPro
  3. Installer le module : Fichier > Installer un module…
  4. Redémarrer AfterShotPro

A moins d’avoir déjà modifié son fichier customToolsUI.txt, vous retrouverez Texa sur l’onglet « ModulesN » avec N = 1, 2, 3… selon la quantité de greffons déjà installés.

I.2 Configurer Texa

Pour utiliser Texa, il faut d’abord alimenter sa bibliothèque d’images. Si vous cliquez sur le point d’interrogation (dans l’interface du greffon, cf. les captures ci-dessous) vous verrez apparaître le chemin vers le répertoire en question :

<userdir>/PluginData/texa

Placez-y vos textures. Vous les verrez apparaître dans les menus déroulants sur l’onglet « Layers » du greffon, cf. les captures ci-dessous).

I.3 Autres ressources

Fait suffisamment rare dans le monde des greffons ASP / Bibble qu’il mérite d’être signalé, Texa dispose d’une documentation ! Vous pouvez télécharger le manuel en anglais ici ou . Il est très complet. Si vous calez à un point où à un autre, je vous invite à le consulter.

II. Poser une texture en pratique

Je vais reprendre l’exemple du précédent tutoriel. Cet exemple commence à partir d’une photo déjà développée, qui a d’ailleurs été publiée sur le site : Farine Five Rose. Je ne présente pas les traitements déjà appliqués, mais seulement la pose de la texture. Cet exemple va droit au but, mais il est possible de faire autrement. Consultez la documentation pour en savoir plus.

Pour poser une texture, on commence d’abord par créer un calque de réglage ( Icône du Gestionnaire des Calques ) que l’on renomme tout de suite avec un nom explicite : Texa.

Tuto textures : Nouveau calque

( Cliquez pour agrandir )

Ensuite on active les deux premiers calques de Texa. On coche donc les deux premières lignes de l’onglet « Layers ».

Le premier calque doit rester réglé sur « Original ». On appelle la texture sur le deuxième calque : le menu déroulant liste tous les fichiers de textures disponibles, il suffit de sélectionner celui désiré.

Tuto textures : Appel de la texture

( Cliquez pour agrandir )

On constate que la texture remplit toute l’image même si elle est de dimensions inférieures. Cela est dû au paramètre « Placement », réglé à « Fit » (ajusté) dans l’onglet « Placement » de Texa (cf. illustration ci-dessous). Il n’y a, a priori, pas trop de raison de changer ce réglage. Les deux autres réglages permettent également de positionner la texture. Dans le cas présent on applique une rotation de 180°, la texture colle mieux ainsi avec l’image et on reproduit le choix pris dans le tutoriel GIMP.

Tuto textures : Onglet placement

On revient sur l’onglet « Layers ». On va changer le mode de superposition de la texture. Pour cela on clique sur le menu déroulant où apparaît le mot « Normal ». On sélectionne dans la liste le mode « Overlay » (superposer). Ça y est, ça prend de l’allure, l’image est texturée. On peut atténuer l’effet de la texture en modifiant l’opacité du calque ASP. Pour cet exemple, l’opacité est désormais réglée à 50%.

Tuto textures : Réglage opacité calque

La pose de la texture n’est pas encore finie. Par défaut la texture est visible sur toute l’image, alors qu’on la veut uniquement sur une partie de l’image. On va donc créer des régions dans le calque « Texa ». Ici, pour gagner du temps, on va définir la région où l’on veut que la texture ne soit pas visible. On inverse donc le calque en cliquant sur l’icône ad hoc ( Icône d'inversion de région ) puis on sélectionne l’outil pinceau (il est bien sûr possible d’utiliser les outils régions circulaires, courbes, polygones). Il suffit désormais de peinturer sur les zones que l’on veut protéger. Si besoin, on peut changer la couleur des traces du pinceau pour une meilleure visibilité. Pour annuler un coup de pinceau superflu, il faut cliquer sur l’outil gomme L'outil gomme. Pour réaliser un effet de dégradé, on diminue progressivement l’intensité du pinceau. L’image suivante montre l’ensemble des traces du pinceau au stade finale de la pose de la texture.

Tuto textures : Région d'application

( Cliquez pour agrandir )

Cette fois c’est fini, on sélectionne l’outil déplacement (L'outil déplacement) et on contemple le résultat.

L'image finale

III. Conclusion

Comme d’habitude, voici quelques remarques en guise de conclusion :

  • Si votre catalogue de textures est important, et / ou avec des images de bonne qualité, votre répertoire utilisateur va devenir très volumineux. Rien de problématique, mais pour ceux qui utilisent le logiciel sur différents ordinateurs, ça peut ralentir les synchronisations.
  • Il est possible de classer les textures par sous dossiers. C’est une excellente chose mais il vaut mieux y réfléchir avant. Pas question de déplacer / renommer les fichier des textures après les avoir utilisés, sinon ASP ne va pas retrouver ses petits et il va falloir réparer tout ça à la main, image par image !
  • Texa possède en interne sa propre gestion des calques. C’est très déroutant au début, mais c’est pour contourner des limitations techniques imposées par la boite à outils (SDK) des greffons. Dommage, il aurait été plus simple de créer un claque ASP par fichier de textures.
  • Dommage que Texa ne permette pas de superposer un autre fichier raw. Cela permettrait des montages très intéressants.
  • ASP est très lent, comme toujours quand il s’agit de calque, surtout quand on utilise le pinceau et ça empire plus la zone peinturée devient importante. GIMP est bien plus réactif pour cette étape là.

Question ergonomie, je préfère largement utiliser GIMP pour la pose d’une texture. Mais tant qu’il ne sera pas capable de gérer les images en 16 bits, il vaut travailler avec Texa sur la qualité initiale du raw.


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