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[ ASP ] Le clonage à la rescousse des hautes lumières

27 octobre 2012 • Catégories : aftershotpro

Le logo d'AfterShot Pro

Voici une petite astuce, qui peut s’avérer utile lorsque la récupération des hautes lumières ne peut plus rien vous apporter. Bibble puis ASP ont souvent été critiqués pour leur performance en matière de récupération des hautes lumières. Les algorithmes peuvent sans doute être améliorés mais il y a bien des cas, où il n’y a vraiment rien à récupérer. Quand c’est cramé… c’est cramé.

Version utilisée dans cet article
 * Aftershot Pro : 1.0.1.10

I. Principe

L’idée est tout simplement de recréer de la matière avec les outils de clonage, là où AfterShot Pro n’arrive plus à récupérer quoi que ce soit dans les hautes lumières. Voilà, c’est tout ^_^

II. Exemples

J’ai déjà publié deux photos qui utilisent cette technique : « Champignon pastel » et « L’incendie crépusculaire ».

II.1 Champignon pastel

Pour le champignon, l’exposition ne posait pas de problème. La canopée diffusant les rayons du Soleil, le sujet baignait dans une lumière bien douce. Malheureusement, ce diffuseur naturel n’est pas exempt de trous… D’où ce reflet sur la cuticule du champignon. En l’état l’image est acceptable, la zone cramée est minime. Mais je trouve que ce point attire un peu l’œil et altère la douceur globale de l’image.

Reflet irrécupérable - Détail

Pour rattraper cette zone, il n’y a que deux solutions :

  • Tenter l’emploi d’un polarisant à la prise de vue. Mais perdre deux à trois valeurs en macro, personnellement je ne tenterais pas.
  • Masquer ce trou en post-traitement en clonant la texture du champignon

Reflet cloné

II.2 L’incendie crépusculaire

Ce crépuscule est un contre-jour intense. J’ai tenté l’usage d’un filtre gris neutre dégradé de 3IL mais les résultats n’étaient pas satisfaisants. En effet, les nuages sont tellement sombres qu’ils sont équivalents au premier plan en terme d’exposition et l’usage du filtre casse cet équilibre. En outre, le soleil couchant se trouve à la limite entre premier plan et arrière plan, c’est à dire dans la zone de transition du filtre, précisément là où le pouvoir du filtre s’atténue.

Sans filtre, il ne restait qu’une seule solution : exposer à droite, en prenant la mesure sur la zone orange de l’image. Mais là encore, dans cette zone les écarts d’intensité sont importants. En somme la dynamique de ce paysage dépasse de loin les capacités du capteur. Sous exposer d’avantage pour être correctement réglé sur le plus lumineux n’a pas de sens car le reste de l’image aurait été très sombre, à un point difficilement récupérable en post-traitement. Il a donc fallu se contenter de ce compromis d’exposition. AfterShot arrive tout de même à récupérer de la matière mais le logiciel, au maximum de ses capacités, ne peut me rendre ce que j’attendais pour cette photo :

L'incendie crépusculaire avant l'usage du calque de clonage

Puisque la matière ne peut être récupérée, il faut donc qu’elle provienne d’ailleurs. Là encore, les trous dans l’image ont été recouverts en clonant depuis diverses zones similaires.

Clonage des zones surexposées

Pour finir, voici l’image finale :

L'incendie crépusculaire

III. Limitations

Cette astuce reste quand même bonne à prendre, même si on peut lui reconnaître les quelques limitations suivantes :

III.1 Ergonomie des calques de clonage

Les calques de clonage peuvent s’avérer un peu pénibles à manier surtout si les régions « source » et « destination » sont de formes complexes et très différentes entre elles. Le cas échéant, typiquement comme dans le deuxième exemple, on est alors contraint de multiplier les zones de clonage. L’ergonomie de cet outil montre alors rapidement ses limites :

  • ASP est lent, voire très lent, avec les calques
  • Lorsque les régions se chevauchent, il faut activer / désactiver les régions du dessus pour atteindre les régions du dessous. Pour vérifier l’effet final, il faut ensuite réactiver toutes les régions. Ça fait encore des opérations impliquant les calques et ASP est lent, lent, mais lent…

Même si ASP était plus réactif, l’idéal reste quand même l’outil tampon comme celui que l’on retrouve dans les grands éditeurs tels Photoshop ou GIMP. D’ailleurs, si vous éprouvez de la misère à obtenir un rendu satisfaisant avec les calques dans ASP, passer par un éditeur externe est une solution tout à fait valable.

III.2 Dépendance à la zone source

Ça ne marche pas pour toutes les images. Encore faut-il avoir une zone source de texture similaire et suffisamment grande. Si la source est en effet trop petite par rapport à la surface à remplir on risque d’obtenir un motif grossièrement répétitif sur l’image.

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